Avec le cyclisme on se rend compte à quel point la France est belle” Marion Rousse, directrice duTour de France femmes

Source :

Diffusé le lundi 26 janvier 2026 à 13:15

Publié le lundi 26 janvier 2026 à 13:15

Dans Ma France, on accompagne la semaine du sport au féminin avec Marion Rousse, directrice du Tour de France des femmes, en pleine préparation de la 5ème édition qui aura lieu du 1er au 9 août 2026, défenseuse du sport féminin dans toutes ses disciplines, à commencer par le vélo. 

Avec le cyclisme on évolue sur des routes qui ne nous appartiennent pas, donc ce sont des territoires qui nous reçoivent et on se rend compte à quel point la France est belle“, raconte Marion Rousse, directrice du Tour de France femmes, qui se bat pour que les compétitrices connaissent la même couverture médiatique et bénéficient des mêmes conditions de financement que leurs homologues masculins.

En effet, en pleine préparation de la 5ème édition qui aura lieu du 1er au 9 août, le Tour de France femmes se classe parmi  le Top 3 des   Tours  cyclistes européens féminins avec l’Italie et l’Espagne. 

La première année, il fallait un petit peu taper aux portes des collectivités pour qu’elles nous reçoivent, et finalement, dès la deuxième année, quand elles s’engagent pour le tour homme, pratiquement obligatoirement, elles le font également pour les femmes. Cela prouve qu’il y a eu un gros chemin parcouru et qu’on est sur la bonne voie” se félicite Marion Rousse.

Femmes et hommes, deux Tours de France rentrés dans les mœurs

Absentes des médias il y a encore quelques années,  les cyclistes féminines s’imposent de plus en plus dans le paysage sportif. Leur statut et leur condition d’entrainement ont changé.

Elle n’étaient pas connues et reconnues à leur juste valeur, on ne les voyait pas à la télé. Donc elles ne gagnaient pas d’argent, c’était un sport dit “professionnel” mais finalement il fallait travailler à côté“, rappelle la directrice du Tour de France femmes.

Vrai tremplin à une carrière de haut niveau, le Tour de France, course de référence et qualifiée de “plus belle course au monde est une épreuve que l’on regarde évidemment lorsqu’on aime le vélo, mais également lorsqu’on ne va pas forcément regarder toutes les autres épreuves, mais qu’on suit le tour”. Estivale, liée à des souvenirs d’enfance, populaire et accessible, cette course coche toutes les cases, avec des coureuses qui passent devant la porte des gens, énumère Marion Rousse.

Au-delà du Tour et à l’occasion de cette semaine du sport féminin dans les médias, Marion Rousse tient à défendre plus que jamais la pratique sportive et sa professionnalisation. Un combat qu’elle entend poursuivre et élargir afin d’améliorer l’accompagnement des sportives et les détecter au plus tôt : 

Quand j’ai commencé la compétition j’avais 6 ans et j’étais la seule fille au départ entourée de garçons.  Je me rendais déjà compte que je ne pourrais jamais courir le Tour de France,  puisqu’il n’était réservé qu’aux hommes. J’ai connu la galère du cyclisme féminin à mon époque, il fallait que j’aille travailler alors que j’étais professionnelle, mais avec cette nouvelle génération, je sais qu’il y a eu beaucoup de choses de faites et c’est ma plus grande fierté de pouvoir y contribuer.”

Enfin, soucieuse d’entretenir cette dynamique, la directrice du Tour de France femmes, permet à des initiatives comme “Elles arrivent”, qui en partenariat avec la Fédération Française de cyclisme, donne l’opportunité à des jeunes filles de faire les étapes du Tour de France,  juste avant les coureuses et de le découvrir de ses coulisses à  son arrivée. Des moments forts et inspirants pour les nouvelles générations et à suivre de nouveau  à l’été 2026.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Retour en haut